Patrimoine 3 août 2026 Profiter des vacances pour faire le point sur son patrimoine, une bonne idée Août, un transat, et enfin plus personne qui vous réclame un dossier avant 18h. C’est précisément le moment où la plupart des gens rangent leurs finances tout en haut de la pile des choses à ne surtout pas regarder. Erreur. Les trois semaines où votre cerveau tourne enfin au ralenti sont exactement celles où il faut sortir un carnet, ou une feuille de calcul, et se poser les bonnes questions sur son argent et sur l’avenir de sa famille. Ce n’est pas une idée de gestionnaire de patrimoine en manque de clients. C’est une observation simple : pendant l’année, on gère l’urgent. Les enfants, le travail, les impôts qui tombent à la mauvaise date. En vacances, on a enfin la disponibilité mentale pour penser au reste. Le bilan patrimonial que vous repoussez depuis janvier peut se faire un matin, avec un café, avant que tout le monde se réveille. Pourquoi les vacances sont le bon moment pour parler d’argent ? Le calme change tout. Une décision patrimoniale prise entre deux réunions ressemble rarement à une décision réfléchie. Elle ressemble à un choix fait dans l’urgence, souvent influencé par ce qu’un collègue a dit à la machine à café. En vacances, trois choses changent : Le temps disponible augmente, ce qui permet de creuser un sujet au lieu de le survoler La charge mentale diminue, ce qui rend les discussions en couple ou en famille plus sereines La distance avec le quotidien professionnel aide à réfléchir à long terme plutôt qu’à réagir au court terme Beaucoup de dirigeants et de cadres que nous accompagnons chez ARTES nous disent la même chose : les décisions les plus structurantes de leur stratégie patrimoniale ont été prises en août, pas en février. Il y a aussi une raison plus simple, presque triviale. Pendant l’année, les papiers s’accumulent. Le relevé de PER reste fermé dans un onglet, l’avis d’imposition traîne dans un tiroir, le contrat d’assurance vie signé il y a huit ans n’a jamais été relu. Personne ne prend le temps de rouvrir ces documents un mardi soir après le travail. En revanche, un après midi de vacances, pluvieux ou simplement calme, se prête très bien à l’exercice. Sortir tous ces papiers, les étaler sur la table, et regarder l’ensemble d’un seul coup d’œil change la perspective. On voit soudain les doublons, les contrats oubliés, les incohérences entre ce qu’on pensait avoir et ce qui est réellement écrit noir sur blanc. Ce moment de recul a une autre vertu, moins évidente. Il permet d’en parler à deux, ou en famille, sans que la conversation ne tourne court faute de temps. Un sujet aussi sensible que la protection du conjoint ou la répartition d’un héritage se prête mal à une discussion de dix minutes entre deux visioconférences. Il demande un cadre plus détendu, où chacun peut poser ses questions sans se sentir pressé par l’horloge. Financer un projet immobilier, l’exercice à faire cet été Vous rêvez d’un investissement locatif, d’une résidence secondaire, ou simplement d’améliorer votre logement principal ? L’été est parfait pour transformer une envie vague en projet chiffré. Concrètement, cela veut dire s’asseoir et répondre à quelques questions précises. Combien pouvez vous réellement emprunter sans fragiliser votre reste à vivre ? Quel apport êtes vous prêt à mobiliser, et sur quels supports se trouve cet argent aujourd’hui ? Votre taux d’endettement actuel laisse t il de la marge ? Un projet immobilier mal préparé finit souvent par une offre acceptée trop vite, ou au contraire jamais déposée faute de clarté sur le budget. Prendre deux heures en vacances pour faire ce calcul, avec les vrais chiffres de vos comptes sous les yeux, évite bien des allers retours frustrants avec les banques à la rentrée. Si vous envisagez un investissement locatif, la question se complique encore. Faut il viser de l’ancien avec travaux pour profiter du déficit foncier, ou du neuf pour la tranquillité de gestion ? Quelle fiscalité s’applique à votre situation précise ? Ce sont des arbitrages qui méritent d’être posés à froid, loin de l’agence immobilière qui pousse à signer vite. Prenons un exemple simple. Un couple avec deux revenus confortables, propriétaire de sa résidence principale depuis dix ans, envisage un studio à Lyon pour louer en meublé. Sur le papier, l’opération semble évidente. Dans les faits, elle dépend de plusieurs paramètres qu’on néglige souvent en pleine saison des visites : le taux d’endettement global une fois le nouveau crédit ajouté, l’impact du statut LMNP sur la déclaration de revenus, et la capacité réelle à absorber une vacance locative de deux ou trois mois sans stress financier. Ce sont des questions qui se traitent bien mieux avec une calculatrice et du temps qu’entre deux visites d’appartement un samedi matin. Autre point souvent oublié, la question du financement. Les conditions de crédit évoluent régulièrement, et un projet chiffré au printemps peut ne plus tenir la route à l’automne si les taux ont bougé. Profiter de l’été pour actualiser vos simulations, en tenant compte des conditions réelles du marché, évite les mauvaises surprises au moment de déposer une offre. Se fixer un objectif financier pour la retraite, une question de montant, pas d’intention « Je veux bien vivre à la retraite » n’est pas un objectif. C’est un vœu pieux. Un vrai objectif financier retraite ressemble plutôt à ceci : disposer de 3 000 euros nets par mois à 62 ans, en plus de la pension de base. Pour y arriver, il faut remonter le fil. Quelle pension percevrez vous réellement, selon votre carrière actuelle ? Quel est l’écart entre cette pension et le niveau de vie que vous visez ? Sur combien d’années faut il combler cet écart, et avec quel capital ? L’été permet de faire ce calcul sans être interrompu toutes les dix minutes. C’est aussi le moment de vérifier si votre épargne retraite actuelle, qu’il s’agisse d’un PER, d’une assurance vie ou d’un
Déficit foncier : réduire ses impôts avec l’immobilier ancien
Fiscalité, Patrimoine 27 juillet 2026 Déficit foncier : comment réduire ses impôts avec l’immobilier ancien Un propriétaire bailleur qui rénove un appartement ancien peut, la même année, faire baisser l’impôt sur ses salaires. Ce n’est pas une astuce de niche fiscale, c’est un mécanisme du code général des impôts qui existe depuis des décennies : le déficit foncier. Et pourtant, une grande partie des investisseurs en location nue passent à côté, faute de bien comprendre comment l’activer. Si vous détenez ou envisagez d’acheter un bien locatif à rénover, comprendre ce dispositif peut changer la rentabilité réelle de votre opération. Voici comment il fonctionne, ce qu’il permet de déduire, et dans quels cas il devient particulièrement puissant. Qu’est ce que le déficit foncier ? Le déficit foncier apparaît lorsque les charges déductibles liées à un bien locatif dépassent les loyers encaissés sur cette même année. Concrètement, si vous percevez 9 000 euros de loyers et que vous engagez 25 000 euros de travaux, taxe foncière et frais de gestion compris, votre résultat foncier est négatif de 16 000 euros. Ce déficit ne reste pas sans effet. Une partie vient s’imputer directement sur votre revenu global, c’est à dire sur l’ensemble de vos revenus imposables : salaires, bénéfices professionnels, pensions. C’est ce qui rend le mécanisme si intéressant pour les dirigeants et cadres fortement imposés. Contrairement à une réduction d’impôt classique, il ne s’agit pas d’un avantage plafonné par le fameux plafonnement global des niches fiscales à 10 000 euros. C’est une charge déductible, pas un cadeau fiscal soumis à quota. Le principe repose sur une logique simple : l’État accepte de partager le coût de vos travaux, à travers une baisse d’impôt, en échange d’un engagement de location durable du bien. Comment se calcule le déficit foncier ? Le calcul part du résultat foncier, obtenu en soustrayant les charges déductibles des loyers bruts perçus dans l’année. Parmi les charges qui comptent : les travaux de réparation, d’entretien et d’amélioration la taxe foncière les primes d’assurance propriétaire non occupant les frais de gestion et honoraires d’agence les intérêts d’emprunt les charges de copropriété non récupérables auprès du locataire Une nuance mérite d’être posée ici, car elle change tout dans la pratique : les intérêts d’emprunt ne s’imputent que sur les revenus fonciers, jamais sur le revenu global. Seule la fraction du déficit qui provient des autres charges (travaux, taxe foncière, assurance, gestion) peut venir réduire votre revenu global. C’est une distinction que beaucoup d’investisseurs découvrent trop tard, au moment de la déclaration. Le plafond de 10 700 euros, et le cas particulier des passoires thermiques C’est le chiffre à retenir : le déficit imputable sur le revenu global est plafonné à 10 700 euros par an. Au delà, le surplus n’est pas perdu, il se reporte, mais sur un autre poste, comme on le verra plus loin. Un régime plus favorable existe pour la rénovation énergétique d’un bien classé passoire thermique (étiquette E, F ou G au DPE). Depuis 2023, un plafond doublé, porté à 21 400 euros, s’applique lorsque les travaux permettent au logement de sortir du statut de passoire et d’atteindre au moins la classe D. La loi de finances pour 2026 a prorogé ce dispositif de rehaussement pour les dépenses payées jusqu’au 31 décembre 2027. Les conditions restent strictes : devis daté, DPE avant et après travaux, et nature des travaux limitée à l’isolation, au chauffage performant ou à la ventilation. Certaines évolutions récentes du texte budgétaire recentrent aussi l’avantage majoré sur les logements les plus énergivores, donc mieux vaut vérifier au cas par cas avec un conseiller la version applicable à votre situation avant d’engager les travaux. Dans les deux cas, ce plafond concerne uniquement l’imputation sur le revenu global. Les travaux déductibles ne sont pas limités en montant, seule leur imputation sur vos autres revenus l’est. Quels travaux sont réellement déductibles ? C’est souvent là que le bât blesse. L’administration fiscale distingue trois catégories de travaux, et une seule ouvre droit au déficit foncier. Déductibles : les travaux d’entretien (ravalement, remise en état de la plomberie ou de l’électricité), de réparation, et d’amélioration du confort sans agrandissement (isolation, nouvelle chaudière, mise aux normes de sécurité, ascenseur). Non déductibles : les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement. Casser un mur pour créer une pièce supplémentaire, surélever une maison, transformer un garage en chambre avec reprise de fondation, tout cela s’ajoute au prix d’achat du bien et ne joue que sur le calcul de la plus value future, pas sur votre impôt de l’année. La ligne de partage n’est pas toujours évidente sur un chantier réel. Rénover une salle de bains est déductible tant que la surface et la structure du logement ne changent pas. Ce sont précisément ces zones grises qui justifient, avant tout devis signé, un point avec un professionnel pour sécuriser le montage. Le report sur 10 ans, un levier souvent sous utilisé Quand le déficit dépasse le plafond de 10 700 euros (ou 21 400 euros selon le cas), l’excédent n’est pas perdu. Il se reporte sur les revenus fonciers des dix années suivantes, et vient donc neutraliser vos loyers futurs jusqu’à extinction du stock, ou jusqu’à la dixième année, au delà de laquelle la fraction non consommée disparaît définitivement. Cette mécanique change la façon d’aborder un chantier important. Un propriétaire qui engage 40 000 euros de travaux sur un bien qui génère 12 000 euros de loyers annuels peut imputer 10 700 euros sur son revenu global dès la première année, puis reporter le solde pour effacer ses revenus fonciers pendant plusieurs années. Résultat : une fiscalité locative proche de zéro sur une longue période, en plus de la baisse d’impôt immédiate. Les conditions à respecter pour ne pas perdre l’avantage Le déficit foncier n’est pas un dispositif accessible à toutes les configurations locatives. Trois conditions cadrent son usage : Le bien doit être loué nu, c’est à dire vide de meubles. La location meublée relève du régime BIC et non du
IPO SpaceX : la leçon à retenir pour diversifier son épargne
Économie, Patrimoine 7 juillet 2026 IPO SpaceX : la leçon à retenir pour diversifier son épargne Le 12 juin 2026, SpaceX est entrée au Nasdaq sous le ticker SPCX à 135 dollars l’action, pour une valorisation visée d’environ 1 750 milliards de dollars. C’est, sur le papier, la plus grosse introduction en bourse de l’histoire, devant Saudi Aramco en 2019. Deux semaines plus tard, le titre avait déjà grimpé jusqu’à 225,64 dollars avant de retomber à 147,11 dollars. De quoi donner le vertige à n’importe quel épargnant qui aurait été tenté de tout miser sur une seule ligne. C’est justement ce point qui mérite qu’on s’y arrête. Au delà du feuilleton médiatique autour d’Elon Musk et de ses fusées, l’IPO SpaceX illustre parfaitement pourquoi la diversification investissements financiers reste un principe de base, et non un conseil accessoire réservé aux gros portefeuilles. Voici ce qu’il faut retenir de cette opération, et comment en tirer une leçon concrète pour la gestion de votre propre patrimoine. SpaceX en bourse, retour sur une opération hors norme SpaceX a déposé son prospectus S1 auprès de la SEC le 20 mai 2026. Le roadshow investisseurs a démarré début juin, le prix a été fixé le 11 juin à 135 dollars par action (après un fractionnement d’actions de 5 pour 1 opéré le 4 mai, qui a ajusté rétroactivement tous les montants du prospectus), et la cotation a débuté le lendemain sur le Nasdaq, avec une cotation croisée sur Euronext Global Equity Market pour le marché européen. L’opération a mobilisé 23 banques d’investissement dans le monde, Goldman Sachs en tête côté américain. Elle a permis à SpaceX de lever environ 75 milliards de dollars en vendant 555,6 millions d’actions. À ce prix d’introduction, la capitalisation de l’entreprise a immédiatement dépassé les 1 750 milliards de dollars, un niveau que seules trois autres sociétés américaines, Apple, Microsoft et Nvidia, dépassaient jusqu’ici. Autre élément notable : en février 2026, SpaceX a finalisé une fusion avec xAI, la société d’intelligence artificielle d’Elon Musk qui héberge notamment le chatbot Grok et le réseau social X. Un investisseur qui achète du SPCX aujourd’hui ne s’expose donc plus seulement aux lancements de fusées et à Starlink, mais aussi à l’IA générative et aux réseaux sociaux. Cette diversification interne à l’entreprise ne dispense pas pour autant l’investisseur de diversifier, lui, son propre portefeuille. Les chiffres qui posent question Ce qui frappe dans ce dossier, c’est l’écart entre la valorisation affichée et les résultats financiers réels de l’entreprise. En 2025, SpaceX a généré environ 18,67 milliards de dollars de chiffre d’affaires, en hausse de 80 % en trois ans, un rythme de croissance impressionnant. Mais au premier trimestre 2026, l’entreprise a également enregistré une perte nette de 4,28 milliards de dollars. Une valorisation de 1 750 milliards de dollars représente donc près de 94 fois le chiffre d’affaires annuel, un multiple qui n’a pratiquement pas d’équivalent pour une société de cette taille. Une partie de l’explication tient au programme Starship, qui aurait déjà absorbé environ 15 milliards de dollars d’investissement. SpaceX ne verse aucun dividende, et sa structure d’actions à double classe prive les actionnaires particuliers de tout pouvoir réel sur la gouvernance. Résultat, dès les premières semaines de cotation, le titre a connu une volatilité extrême. Entre son plus haut à 225,64 dollars le 16 juin et son plus bas à 147,11 dollars le 23 juin, l’écart dépasse 30 % en une semaine à peine. Deux analystes indépendants, cités dans la presse spécialisée, situent d’ailleurs la valeur réelle de l’entreprise nettement en dessous du prix d’introduction. Et la fin de la période de blocage des actions, attendue vers décembre 2026, pourrait accentuer la pression vendeuse si les actionnaires historiques décident de céder une partie de leurs titres. Rien de tout cela ne signifie que SpaceX est une mauvaise entreprise. Cela signifie simplement qu’un pari sur une seule action, aussi séduisante soit elle, reste un pari. Pourquoi miser sur une seule valeur reste risqué ? Le scénario n’est pas nouveau. Chaque grande IPO médiatisée déclenche le même réflexe chez une partie des investisseurs particuliers, celui de vouloir « en être », par peur de manquer la prochaine pépite technologique. C’est exactement ce qu’on a observé avec SpaceX dès l’ouverture de la cotation, avec des volumes d’échange qui ont explosé. Le problème, c’est que concentrer une part significative de son épargne sur un seul titre revient à parier sur un scénario unique. Si SpaceX réussit son pari sur Starlink et l’IA, très bien. Si les résultats trimestriels déçoivent, ou si la levée du lock up en fin d’année déclenche des ventes massives d’initiés, le portefeuille de l’investisseur mono actif encaisse tout le choc, sans aucun amortisseur. C’est précisément le rôle de la diversification investissements financiers : répartir le risque entre plusieurs classes d’actifs (actions, obligations, immobilier, fonds euros, private equity) de sorte qu’une mauvaise nouvelle sur une ligne ne mette pas en péril l’ensemble du patrimoine. Ce n’est pas une posture prudente réservée aux investisseurs frileux, c’est un principe de construction de portefeuille qui s’applique aussi bien à un particulier qu’à un chef d’entreprise ou à un institutionnel. Diversifier son patrimoine, un réflexe à construire avant l’euphorie L’erreur classique consiste à diversifier après coup, une fois qu’une perte a déjà été encaissée. La bonne approche, c’est d’intégrer la diversification de son patrimoine en amont, comme une règle de construction, pas comme un correctif. Concrètement, cela veut dire répartir ses avoirs entre plusieurs supports : Les marchés actions, via des fonds diversifiés ou des unités de compte, plutôt que via des lignes individuelles concentrées sur une poignée de valeurs. L’assurance vie, qui permet de combiner sécurité du fonds en euros et performance des unités de compte, avec une fiscalité avantageuse après huit ans. L’immobilier, en direct ou via des SCPI, qui offre un couple rendement risque décorrélé des marchés actions. Les produits d’épargne retraite, comme le PER, qui ajoutent un avantage fiscal immédiat tout en préparant le long terme. Chaque profil d’investisseur a ses propres
Investissement immobilier : la montagne, ça (vous) gagne !
Patrimoine 22 juin 2026 Investissement immobilier : la montagne, ça (vous) gagne ! Les étés qui s’enchaînent avec des records de chaleur ont changé quelque chose dans la tête des Français. Depuis juin 2025, les réservations estivales en montagne ont progressé de 23,8 % par rapport à l’année précédente, portées avant tout par la volonté d’échapper à la canicule. Ce n’est plus seulement une destination de ski : la montagne est devenue un refuge thermique. Et quand une destination change de statut dans l’imaginaire collectif, les prix immobiliers finissent toujours par suivre. Pour un investisseur, c’est précisément ce moment qu’il faut savoir lire. La montagne, une valeur patrimoniale qui résiste là où les autres reculent Le marché immobilier national a connu une correction notable ces dernières années. Pas la montagne. En 2024, les prix en station ont progressé de 2,5 %, contre une baisse moyenne de 1 % dans l’ancien en France. Sur cinq ans, la hausse cumulée atteint 26,2 %. Ce n’est pas du hasard. La FNAIM chiffre le prix moyen en station de ski à 4 003 €/m² au 1er octobre 2025, contre 2 997 €/m² à l’échelle nationale, une prime de rareté et d’attractivité qui s’est même renforcée avec une hausse de +3,5 % sur les six derniers mois. Pourquoi une telle résistance ? Deux raisons structurelles. La première, c’est que la faiblesse chronique de la construction neuve en station amplifie la tension sur l’ancien. Coûts de production élevés, contraintes réglementaires, rareté des terrains : le volume de programmes neufs reste structurellement limité, ce qui soutient durablement les prix de l’existant. La deuxième, c’est que les acheteurs en montagne ne ressemblent pas aux acheteurs classiques. Les acquéreurs disposent souvent d’une épargne conséquente, les rendant moins dépendants du crédit. Les propriétaires ne ressentent pas de pression immédiate pour vendre à bas prix puisqu’ils génèrent déjà un revenu locatif. L’altitude, nouveau critère numéro un Tous les massifs ne se valent pas. Et dans le contexte actuel, l’altitude n’est plus un simple critère de confort de ski. C’est un filtre patrimonial. Le changement climatique a profondément modifié les critères d’attractivité de l’immobilier de montagne. L’altitude est devenue un facteur déterminant, avec une polarisation croissante autour des stations situées au-dessus de 1 900 mètres. À ce niveau, l’enneigement reste plus fiable et garantit une saison de ski plus longue, un élément clé pour sécuriser l’usage et la location des biens. Les stations qui cochent cette case en Savoie et Haute-Savoie constituent le cœur du marché le plus solide : Val Thorens (2 300 m) est souvent citée comme la référence en matière de rapport rendement/potentiel. Saison de ski de 6 mois, domaine des Trois Vallées, clientèle internationale. Val Thorens offre l’équilibre optimal, avec une rentabilité estimée entre 4 et 6 %, une saison ultra-longue et des prix encore modérés pour une station de ce niveau. Tignes (2 100 m) partage l’Espace Killy avec Val d’Isère. À 6 200 €/m², Tignes offre un rapport exceptionnel entre prix d’acquisition et qualité du domaine skiable, avec accès aux 300 km de pistes de l’Espace Killy. Tignes et Val Thorens se distinguent par leur capacité à garantir un enneigement à long terme, ce qui en fait un atout majeur face au changement climatique. Val d’Isère reste une valeur de prestige avec une liquidité remarquable. Les prix y sont élevés, mais la revente reste aisée, même en période difficile. La Plagne, avec ses 225 km de pistes et son glacier de Bellecôte, offre un accès plus abordable à un grand domaine de haute altitude. Les stations intermédiaires comme La Plagne offrent un rapport rendement/accessibilité solide. Les Saisies, à 1 650 m, propose un domaine interconnecté avec l’Espace Diamant. Sa clientèle familiale fidèle, son atmosphère typique et son altitude correcte en font un candidat pertinent pour un investissement locatif en montagne orienté rendement régulier. Les pépites typiques : l’autre côté du marché Tout le monde parle des grandes stations. Mais certains villages de montagne offrent aujourd’hui des opportunités que les investisseurs avisés regardent de près : un caractère préservé, un domaine skiable réellement haut, des prix encore accessibles. Pralognan-la-Vanoise en est l’exemple parfait. Village authentique au cœur du Parc National de la Vanoise, à 1 400 m d’altitude avec des pistes montant à plus de 2 000 m. Peu de tourisme de masse, mais une clientèle régulière et exigeante qui revient. Le ticket d’entrée est nettement inférieur aux grandes stations savoyardes pour un cadre souvent jugé supérieur. Bonneval-sur-Arc, à 1 800 m, est l’un des plus beaux villages de France. Domaine skiable culminant à 3 000 m, glacier du Mont-Cenis accessible. L’offre immobilière y est rare, ce qui protège les prix par nature. La Rosière, à 1 850 m sur le versant du Mont-Blanc, est connectée à La Thuile en Italie. Son développement récent et son ensoleillement exceptionnel en font une station à surveiller, avec des prix encore raisonnables pour ce niveau d’altitude. Ce type de station correspond à un profil d’investisseur particulier : quelqu’un qui cherche à la fois une vraie qualité de vie personnelle et un bien patrimonial dans un cadre préservé, sans aller chercher le rendement locatif maximal. La fiscalité LMNP en 2026 : ce qui a changé Difficile de parler d’investissement immobilier locatif en montagne sans aborder la fiscalité. Le statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) reste le cadre de référence pour les locations saisonnières en station. Il offre la déduction des charges réelles et, dans le régime réel, l’amortissement du bien, ce qui permet souvent de percevoir des loyers avec une imposition faible ou nulle pendant plusieurs années. Mais 2025 a apporté des modifications. La fiscalité LMNP a évolué en 2025 avec des abattements revus à la baisse. Les abattements forfaitaires applicables aux meublés de tourisme classés ont été réduits. L’analyse de la structure fiscale au moment de l’achat est donc plus importante que jamais. La loi Le Meur (dite « loi Airbnb ») est l’autre point de vigilance. Adoptée en novembre 2024 et entrée en vigueur le 1er janvier 2025, elle
IFI et impôt sur la fortune improductive : ce que les épargnants doivent vraiment savoir en 2026
Fiscalité, Patrimoine 8 juin 2026 IFI et impôt sur la fortune improductive : ce que les épargnants doivent vraiment savoir en 2026 En 2026, l’IFI impôt fortune improductive est l’un des sujets fiscaux les plus commentés, les plus mal compris, et parfois les plus mal relayés dans la presse spécialisée. La faute à un débat parlementaire touffu, à des versions contradictoires du projet de loi de finances, et à une confusion fréquente entre ce qui a été voté en commission et ce qui est effectivement en vigueur. La réalité est plus simple qu’il n’y paraît : l’impôt sur la fortune improductive a été débattu mais non adopté dans sa version finale. La loi de finances pour 2026, considérée comme adoptée après recours à l’article 49.3, ne retient pas la mise en place de l’IFI improductif tel qu’envisagé dans les premières versions du PLF. L’IFI actuel reste donc inchangé. Ce guide clarifie ce que vous devez comprendre : le régime applicable aujourd’hui, les propositions de réforme qui ont agité les parlementaires, et les leviers d’optimisation concrets à connaître. Qu’est-ce que l’IFI ? Rappel du cadre fiscal en vigueur L’impôt sur la fortune immobilière existe depuis le 1er janvier 2018, en remplacement de l’ISF. Son périmètre est beaucoup plus restreint. Avec l’IFI, les actifs financiers, bijoux, œuvres d’art et autres éléments du patrimoine mobilier ne sont plus pris en compte dans le calcul, comme cela pouvait être le cas avec l’ISF. Seul le patrimoine immobilier net taxable est visé. Dans le cadre de l’IFI, sont pris en compte maisons, appartements, garages, parkings, caves et autres dépendances à usage personnel ou mis en location. Les bâtiments classés monuments historiques ainsi que les biens en cours de construction entrent également dans le patrimoine immobilier. Les terrains à bâtir et les terres agricoles et forestières sont également retenus par l’administration fiscale dans le calcul de l’IFI. En 2024, l’IFI a généré 2,2 milliards d’euros de recettes pour 186 000 foyers fiscaux, un niveau significativement inférieur aux 4,2 milliards collectés via l’ISF en 2017. Ce chiffre illustre à quel point la base taxable a été réduite depuis la réforme. Mais il explique aussi pourquoi certains parlementaires ont cherché à l’élargir. Qui est concerné par l’IFI en 2026 ? Vous êtes imposable à l’IFI si votre patrimoine net taxable dépasse le seuil d’imposition de 1 300 000 euros. Cette valeur s’apprécie au niveau du foyer fiscal et prend en compte tous les actifs immobiliers détenus par les personnes le composant. Le seuil IFI 2026 reste donc fixé à 1,3 million d’euros. Rien n’a changé sur ce point, malgré les discussions parlementaires de l’automne 2025. Un point important à noter : détenir de l’immobilier via une structure ne garantit aucune exonération. Détenir de l’immobilier via une SCI, une SARL de famille ou des parts de SCPI n’exonère pas de l’IFI. Les parts sont incluses dans l’assiette à hauteur de la fraction représentative d’actifs immobiliers imposables. La SCI n’est pas une solution d’optimisation IFI en elle-même. En revanche, les biens immobiliers nécessaires à l’exercice de l’activité professionnelle principale, dans le secteur industriel, commercial, artisanal, agricole ou libéral, sont exonérés d’IFI. Le barème progressif de l’IFI : comment se calcule votre impôt Le barème IFI comporte six tranches avec des taux allant de 0 % à 1,5 %. Le calcul s’effectue tranche par tranche, comme pour l’impôt sur le revenu, ce qui signifie que seule la fraction de patrimoine située dans chaque tranche est imposée au taux correspondant. Le seuil d’imposition à l’IFI correspond à un patrimoine net taxable de 1 300 000 euros. Toutefois, lorsque vous êtes imposable à l’IFI, le calcul commence à 800 000 euros. Uniquement pour les patrimoines nets taxables compris entre 1 300 000 euros et 1 400 000 euros, un système de décote permet d’atténuer l’impôt. Le montant de la décote est égal à 17 500 moins 1,25 fois le montant du patrimoine net taxable. Ce mécanisme de décote existe pour éviter les effets de seuil trop brutaux. Un foyer avec 1 310 000 euros de patrimoine net ne paie pas le même montant qu’un foyer à 1 400 000 euros, même si tous deux sont techniquement assujettis. Trois éléments réduisent votre base taxable : L’abattement sur la résidence principale : votre résidence principale fait l’objet d’un abattement de 30 % sur sa valeur au 1er janvier 2026. Les dettes déductibles : les dettes liées aux biens immobiliers imposables sont déductibles de l’assiette, notamment les emprunts en cours, les travaux à payer et les impôts non encore payés liés aux biens. Une dette sur la résidence principale peut donc réduire sensiblement la base taxable. Les dons à des organismes d’intérêt général : ce don peut bénéficier d’une réduction d’impôt sur l’IFI de 75 %, dans la limite de 50 000 euros, sous conditions. Qu’est-ce que l’impôt sur la fortune improductive ? L’explication de la réforme avortée Le terme fortune improductive est apparu dans le débat public à l’automne 2025. L’idée est conceptuellement différente de celle de l’IFI : il ne s’agit plus de taxer la nature d’un actif (l’immobilier), mais sa fonction économique. Ce projet s’inscrit dans un mouvement plus large : inciter le capital privé à participer davantage au financement direct de l’économie et des entreprises. L’Assemblée nationale avait voté le 31 octobre 2025 un impôt sur la fortune improductive avec un seuil maintenu à 1,3 million d’euros. Le Sénat a adopté en première lecture le 28 novembre 2025 un amendement visant à remplacer l’IFI par une « contribution des hauts patrimoines », assise non plus uniquement sur l’immobilier, mais sur un ensemble d’actifs qualifiés d’improductifs. Les deux chambres avaient des visions très différentes. Le seuil d’assujettissement est le point central du débat : selon la version retenue, il variait du simple au double, soit 1,3 million d’euros dans le texte voté par les députés, 2,57 millions d’euros dans celui adopté par le Sénat. Cette divergence traduit deux philosophies différentes : l’Assemblée nationale maintient une continuité avec le seuil actuel de l’IFI, tandis que
LMNP après la réforme 2026 : ce qui change pour les loueurs meublés
Fiscalité, Patrimoine 7 mai 2026 LMNP après la réforme 2026 : ce qui change pour les loueurs meublés Beaucoup d’investisseurs ont découvert le statut LMNP pour la même raison : amortir un bien sur vingt ou trente ans et ne quasiment rien payer d’impôts sur les loyers pendant des années. C’était une mécanique presque trop belle. Le législateur a fini par la regarder de plus près. Depuis 2025, les amortissements déduits pendant la période de location sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente du bien. Et en 2026, d’autres ajustements s’y ajoutent. Ce n’est pas la fin du LMNP, mais ce n’est plus tout à fait le même dispositif qu’avant. Comprendre ce qui change concrètement, c’est la condition pour adapter sa stratégie sans paniquer. Ce qu’est le LMNP et pourquoi il a été dans le viseur du législateur Le statut de Loueur Meublé Non Professionnel permet à un particulier de louer un logement meublé et d’être imposé dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC), et non en revenus fonciers comme pour une location nue. Vous êtes considéré comme loueur non professionnel si vos recettes annuelles sont inférieures à 23 000 euros ou si ces recettes sont inférieures au montant total des autres revenus d’activité de votre foyer fiscal. Ce régime offrait un avantage considérable. Avec le régime réel, la combinaison des charges déductibles et des amortissements peut conduire à une imposition nulle ou très faible sur les loyers, parfois pendant de nombreuses années. Le problème, du point de vue de l’État, est double. D’abord, ces avantages profitaient aussi, largement, aux plateformes de location touristique de courte durée, jugées responsables d’une raréfaction du parc locatif classique dans de nombreuses villes. Le nombre de logements en location a été divisé par deux en quatre ans et la croissance des locations meublées, en particulier meublées touristiques, s’accélère au détriment du parc locatif nu. Ensuite, la fiscalité de la location meublée était nettement plus favorable que celle de la location vide, ce qui créait une distorsion jugée difficile à justifier politiquement. La réforme 2026 est la suite logique de ces tensions. Elle ne supprime pas le statut. Elle en reconfigure plusieurs paramètres importants. La réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value C’est le changement le plus structurant pour les investisseurs LMNP au régime réel. Depuis le 15 février 2025, les amortissements LMNP déduits durant la location sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente, en application de l’article 84 de la loi n°2025-127 du 14 février 2025. Concrètement : si vous avez déduit 60 000 euros d’amortissements sur dix ans et que vous vendez votre bien, ces 60 000 euros viennent gonfler votre plus-value imposable. Avant la réforme, ils restaient sans incidence sur le calcul. Jusqu’en 2025, les amortissements imputés au fil des ans ne diminuaient pas la valeur d’achat, ce qui préservait le calcul de la plus-value immobilière. Un exemple chiffré pour rendre les choses concrètes : un bien acheté 200 000 euros, revendu 260 000 euros après dix ans, avec 60 000 euros d’amortissements déduits. Avant la réforme, la plus-value brute était de 60 000 euros. Après la réforme, avec réintégration totale des amortissements, la base imposable monte à 120 000 euros. L’écart est significatif. Cette réintégration s’applique à toutes les cessions intervenant depuis le 15 février 2025, y compris pour les biens acquis avant cette date, selon une réponse ministérielle publiée au Journal officiel du 24 mars 2026. Autrement dit, les investisseurs qui pensaient être à l’abri parce qu’ils avaient acheté avant la réforme sont concernés. Il n’y a pas de clause grand-père. Il existe une exception notable : en cas de transmission par succession, les héritiers repartent d’une base fiscale égale à la valeur vénale du bien au jour du décès. C’est le seul événement qui échappe à la réforme de réintégration des amortissements. Pour les patrimoines constitués dans une optique de transmission, cette donnée change la réflexion sur le timing de cession. La hausse des prélèvements sociaux à la revente Autre ajustement entré en vigueur au 1er janvier 2026 : les prélèvements sociaux ont augmenté. Suite à l’adoption de la loi de financement de la Sécurité Sociale 2026, la CSG est augmentée de 1,4 point pour atteindre 10,6 %. Cette réévaluation impacte directement le montant des prélèvements sociaux à acquitter lors de la plus-value à la revente d’un bien en LMNP. À partir du 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sont portés à 18,6 % pour les reventes en LMNP, à l’exception des résidences de services, du fait que cette mesure ne concerne pas les baux commerciaux. En combinant l’impôt sur le revenu à 19 % et les prélèvements sociaux à 18,6 %, on aboutit à un taux global de 37,6 % sur la plus-value imposable, avant abattements pour durée de détention. Ce n’est pas négligeable, et cela change les calculs de rentabilité nette sur longue période. Ce qui change pour les meublés de tourisme non classés La réforme frappe particulièrement fort les locations de type Airbnb non classées. Les principales évolutions concernent le régime micro-BIC des meublés non classés : le plafond de revenus passe de 77 700 euros à 15 000 euros, et l’abattement forfaitaire est réduit de 50 % à 30 %. Au-delà de ce seuil, les bailleurs basculent automatiquement vers le régime réel. Ce durcissement est délibéré. L’objectif affiché est de remettre sur le marché de la location longue durée des logements qui avaient été captés par la location touristique. Pour les propriétaires concernés, le calcul économique change radicalement : soit on rénove, on classe le logement et on maintient une activité touristique sous contraintes, soit on bascule vers la location meublée classique. Les meublés de tourisme classés, eux, perdent leur ancien régime très favorable (188 700 euros de plafond avec 71 % d’abattement) et sont ramenés au niveau de la longue durée (77 700 euros avec 50 % d’abattement). Ils conservent néanmoins un avantage considérable par rapport aux non classés.
Conseiller en gestion de patrimoine à Lyon : comment le choisir ?
Patrimoine 27 avril 2026 Conseiller en gestion de patrimoine à Lyon : comment le choisir ? Lyon est une ville où les cabinets de gestion de patrimoine ne manquent pas. Professions libérales, dirigeants de PME, cadres en milieu de carrière, retraités avec un patrimoine à organiser : le bassin économique lyonnais génère une demande importante, et l’offre de conseil s’est développée en conséquence. Le problème, c’est que derrière l’étiquette « conseiller en gestion de patrimoine » se cachent des réalités très différentes. Un commercial bancaire qui suit un script produit, un vrai généraliste patrimonial capable de couvrir fiscalité, transmission et placements sur mesure, un indépendant rémunéré aux commissions sans que vous le sachiez, et un cabinet facturant des honoraires transparents : tous peuvent se présenter sous le même titre. Avant de confier votre situation patrimoniale à quelqu’un, voici ce qu’il faut réellement regarder. Ce que fait concrètement un conseiller en gestion de patrimoine La première confusion à dissiper : un conseiller en gestion de patrimoine n’est pas un gestionnaire de portefeuille boursier, ni un comptable, ni un agent immobilier. Son rôle est plus large. Un bon CGP adopte une vision d’ensemble de votre patrimoine : diversification entre différentes classes d’actifs (financiers, immobiliers, liquidités), optimisation fiscale dans le respect de la réglementation, préparation de votre succession et de vos transmissions. Il travaille souvent en collaboration avec d’autres professionnels, notaires, experts-comptables et avocats fiscalistes, afin de sécuriser les montages et de couvrir tous les aspects civil, fiscal et social. Chaque décision repose sur une analyse approfondie de votre situation patrimoniale : revenus, actifs, passifs, fiscalité, objectifs de vie, projets familiaux et horizon d’investissement. Cette vision intégrée permet d’élaborer une stratégie patrimoniale personnalisée, qui prend en compte la totalité du patrimoine privé et professionnel et vise une optimisation sur le long terme. En pratique, faire appel à un CGP peut être utile dans des situations très variées : préparer sa retraite avec 15 ans d’avance, optimiser la fiscalité d’une cession d’entreprise, organiser une donation entre vifs, investir un capital reçu en héritage, ou simplement faire le point sur une situation patrimoniale qui s’est construite au fil du temps sans plan d’ensemble. Conseiller bancaire, CGP indépendant : une différence qui compte C’est le premier critère de tri, et il est souvent sous-estimé. Il existe deux grandes catégories de conseillers : les CGP rattachés à un établissement bancaire qui conseillent des produits financiers de leur banque, et les CGPI, qui restent indépendants et travaillent avec leur propre portefeuille de clientèle. De nombreux CGP sont simplement des commerciaux dont l’objectif principal reste de vendre des produits de leur maison. Dans une banque classique, le conseiller est lié aux produits de l’établissement, ce qui peut limiter la diversité des choix et orienter le conseil vers des solutions internes. Le conseiller en gestion de patrimoine indépendant, en revanche, sélectionne librement les instruments financiers, partenaires et supports d’investissement les plus pertinents pour le client. Cette liberté permet de bâtir une allocation sur mesure, d’optimiser la fiscalité et de limiter les risques, tout en assurant une diversification adaptée au profil et aux objectifs de l’investisseur. Le conseiller bancaire travaille dans un cadre structurellement limité : leur gamme de produits, leurs objectifs commerciaux et votre intérêt patrimonial ne convergent pas toujours. Un cabinet indépendant lyonnais peut comparer les contrats d’assurance vie de vingt assureurs différents, sélectionner la SCPI qui correspond réellement à votre situation fiscale, et vous orienter vers une solution que votre banque ne distribue tout simplement pas. C’est une différence de fond. Les agréments à vérifier avant tout Le titre de conseiller en gestion de patrimoine n’est pas protégé légalement en France. N’importe qui peut s’en revendiquer. Ce qui est encadré, en revanche, ce sont les activités elles-mêmes : conseil en investissements financiers, courtage en assurance, transactions immobilières. Lorsqu’il exerce une activité de conseil en investissements financiers, le conseiller doit disposer du statut de Conseiller en investissements financiers (CIF), être membre d’une association professionnelle agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et être immatriculé à l’ORIAS, le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance. En pratique, voici ce qu’il faut vérifier concrètement avant de signer quoi que ce soit : Le statut CIF (Conseiller en Investissements Financiers), nécessaire pour vous conseiller sur les placements financiers. L’immatriculation à l’ORIAS, consultable en ligne sur le site officiel. L’adhésion à une association professionnelle reconnue par l’AMF (ANACOFI, CNCGP, CNCEF ou équivalent). Une assurance responsabilité civile professionnelle, couvrant les dommages éventuels. Le cas échéant, la carte T de l’agence immobilière pour les missions liées à l’immobilier. Ces vérifications prennent cinq minutes. Elles permettent d’éliminer d’emblée les interlocuteurs non habilités. La question de la rémunération : comprendre pour ne pas être surpris C’est le sujet que peu de gens osent aborder directement lors d’un premier rendez-vous. Pourtant, la façon dont votre CGP est rémunéré conditionne directement la qualité du conseil qu’il peut vous donner. Certains cabinets en gestion de patrimoine sont rémunérés par les assureurs en fonction des produits financiers qu’ils vendent à leurs clients. Concrètement, le conseiller perçoit des commissions sur les fonds, assurances vie, SCPI ou autres placements qu’il vous recommande. Certains CGPI indépendants fonctionnent comme des avocats ou des experts-comptables : ils facturent des honoraires de conseil fixes pour leurs services, indépendamment des produits qu’ils recommandent. Le taux horaire moyen d’un conseiller indépendant se situe entre 150 € et 400 € TTC par heure, selon la complexité du dossier. Il existe aussi des modèles mixtes, combinant honoraires de conseil et rétrocessions de commissions. Ce n’est pas forcément problématique, à condition que les rétrocessions soient explicitement déclarées et que leur montant soit communiqué. La question à poser lors de votre premier rendez-vous est simple : « Comment êtes-vous rémunéré sur les solutions que vous allez me recommander ? » Un bon conseiller répond sans détour. S’il esquive ou se montre vague, c’est un signal. Les compétences attendues d’un bon CGP à Lyon L’agrément, c’est le minimum. Ce qui fait vraiment la différence, c’est la profondeur d’analyse que le conseiller
Loi Jeanbrun 2026 : le successeur du Pinel expliqué simplement
Fiscalité, Patrimoine 8 avril 2026 Loi Jeanbrun 2026 : le successeur du Pinel expliqué simplement Le Pinel a disparu fin 2024. Depuis, des dizaines de milliers d’investisseurs attendaient un signal clair du gouvernement. Ce signal est arrivé : promulguée le 19 février 2026, la loi Jeanbrun installe un nouveau cadre fiscal pour l’investissement locatif et il change profondément les règles du jeu. Plus de réduction d’impôt forfaitaire, plus de zonage obligatoire, plus de plafond d’investissement figé à 300 000 €. À la place : un mécanisme d’amortissement déductible de vos revenus, applicable sur tout le territoire, pour le neuf comme pour l’ancien rénové. Voici ce qu’il faut retenir avant de prendre une décision patrimoniale. Pourquoi la loi Jeanbrun a-t-elle été créée ? Depuis la fin progressive du dispositif Pinel, définitivement actée fin 2024, les investisseurs particuliers ont été privés de l’un des principaux leviers fiscaux qui soutenaient l’achat de logements neufs destinés à la location. Dans le même temps, la hausse des taux d’intérêt, l’augmentation des coûts de construction et le durcissement des contraintes réglementaires ont contribué à freiner les projets immobiliers. C’est dans ce contexte que le gouvernement a introduit, via le Budget 2026, un nouveau mécanisme de soutien à l’investissement locatif, baptisé « Relance logement » et porté par Vincent Jeanbrun, ministre chargé du Logement. Ce dispositif vise notamment la production d’environ 50 000 logements locatifs supplémentaires par an, en s’appuyant sur un nouveau statut du bailleur privé. Au-delà du mécanisme fiscal, le dispositif Jeanbrun poursuit trois finalités : relancer durablement l’investissement locatif en orientant l’épargne privée vers la location nue, soutenir la construction et la rénovation du parc, et favoriser la location de long terme en proposant un avantage fiscal attractif, tout en maintenant des loyers plafonnés afin de préserver l’accessibilité pour les locataires. Le principe fondamental : l’amortissement plutôt que la réduction d’impôt C’est le changement le plus important à comprendre, et il mérite qu’on s’y arrête. Avec le Pinel, vous obteniez une réduction d’impôt directe : un pourcentage du prix d’achat venait en déduction de votre impôt sur le revenu, étalé sur 6, 9 ou 12 ans. Simple, lisible, mais limité dans son efficacité réelle selon votre tranche d’imposition. Avec le mécanisme Jeanbrun, l’avantage fiscal n’est plus une réduction d’impôt prédéfinie, mais un amortissement du bien immobilier et un jeu de déductions fiscales appliqués chaque année, en fonction des loyers perçus et des charges supportées. Concrètement : la base amortissable correspond à la valeur du bâti, fixée par la loi à 80 % du prix d’acquisition, le terrain n’étant pas amortissable. Cet amortissement est déductible des revenus fonciers, ce qui réduit mécaniquement la base imposable chaque année. L’innovation majeure du dispositif réside dans l’imputation de l’amortissement sur le revenu global, une première pour un dispositif d’investissement locatif français. Cette caractéristique change fondamentalement l’efficacité fiscale pour les foyers fortement imposés, car l’avantage ne se limite plus à la seule sphère des revenus fonciers. Les taux d’amortissement et leurs plafonds Le taux d’amortissement varie selon le niveau de loyer pratiqué : 3,5 % par an pour le logement intermédiaire, 4,5 % pour le logement social et 5,5 % pour le logement très social. Ces taux s’appliquent dans des limites annuelles de 8 000 €, 10 000 € et 12 000 € selon la catégorie choisie. Le tableau suivant résume les trois niveaux disponibles pour un logement neuf : Type de location Taux annuel Plafond annuel Intermédiaire 3,5 % 8 000 € Sociale 4,5 % 10 000 € Très sociale 5,5 % 12 000 € À retenir : en dessous d’environ 275 000 €, l’amortissement est calculé normalement selon le taux applicable. Au-delà, il est plafonné, acheter plus cher ne génère pas davantage d’économies fiscales. Pour l’ancien avec travaux, des taux légèrement inférieurs s’appliquent (de l’ordre de 3 % à 4 %), les décrets d’application précisant les modalités définitives. Qui peut bénéficier de la loi Jeanbrun ? Les conditions d’éligibilité Les biens éligibles Le dispositif s’applique aux acquisitions de logements neufs, en l’état futur d’achèvement, aux constructions réalisées par le contribuable, entre le lendemain de la publication de la loi et le 31 décembre 2028. Seuls les logements situés dans un bâtiment d’habitation collectif sont visés, autrement dit, les appartements. Les maisons sont exclues du dispositif. Pour l’ancien, les conditions sont plus strictes : l’accès au dispositif est conditionné à la réalisation de travaux importants représentant au moins 30 % du prix d’acquisition, permettant d’atteindre une performance énergétique élevée (DPE A ou B). Les conditions de location Pour en bénéficier, le bailleur doit louer nu à usage de résidence principale pendant au moins 9 ans, respecter des plafonds de loyers et de ressources, mettre le bien en location dans les 12 mois suivant l’achèvement ou l’acquisition, et ne pas louer à un membre de son foyer fiscal ou à un parent jusqu’au 2e degré. En cas de non-respect de ces engagements : le revenu net foncier est majoré du montant total des amortissements déduits, divisé par le nombre d’années d’amortissement, puis ajouté au revenu global avec application du quotient. La question du zonage : une rupture avec le Pinel C’est l’un des changements les plus significatifs. Contrairement au Pinel, limité aux zones A, A bis et B1, le dispositif Jeanbrun s’applique sur l’ensemble du territoire français, sans aucune restriction géographique. Un investisseur lyonnais peut donc investir aussi bien dans le 6e arrondissement de Lyon qu’en Drôme-Ardèche ou en Saône-et-Loire, sans perdre le bénéfice fiscal. Les plafonds de loyers restent néanmoins différenciés par zone (A bis, A, B1, B2, C), pour tenir compte des tensions locatives propres à chaque marché. Loi Jeanbrun vs Pinel : ce qui change vraiment La comparaison est incontournable pour tout investisseur ayant connu l’ancien dispositif. Critère Loi Pinel (jusqu’en 2024) Loi Jeanbrun 2026 Type d’avantage Réduction d’impôt directe Amortissement fiscal Zonage obligatoire Oui (A, A bis, B1) Non — tout le territoire Biens éligibles Neuf uniquement Neuf + ancien avec travaux Durée d’engagement 6, 9 ou 12 ans 9 ans minimum Imputation Sur l’impôt dû Sur le revenu global Le dispositif Jeanbrun
PEL fermés en 2026 : comprendre les conséquences et les solutions pour valoriser votre épargne
Assurance vie, Patrimoine 27 mars 2026 PEL fermés en 2026 : comprendre les conséquences et les solutions pour valoriser votre épargne Comprendre pourquoi des millions de PEL vont être fermés au 1er mars 2026 À partir du 1er mars 2026, une situation inédite va concerner des millions d’épargnants en France. De nombreux plans épargne logement (PEL) vont être automatiquement clôturés en raison d’une règle introduite par la réforme de 2010. Cette réforme a instauré une durée de vie maximale de 15 ans pour les PEL ouverts à partir du 1er mars 2011. Concrètement, tous les PEL ouverts à cette date arrivent à échéance en 2026. Cela signifie que les détenteurs de ces plans ne pourront plus les conserver au-delà de cette durée. Cette fermeture n’est pas liée à une décision de la banque ou du client, mais bien à une contrainte réglementaire. Pendant de nombreuses années, le PEL a été considéré comme un placement stable, offrant un taux garanti et une certaine sécurité. Toutefois, avec l’évolution des taux et de la fiscalité, ce produit a progressivement perdu de son attractivité, notamment pour les plans les plus récents. Aujourd’hui, cette échéance réglementaire marque un tournant pour de nombreux épargnants, qui vont devoir réorienter leur épargne dans un contexte économique et financier différent de celui de 2011. Quels sont les chiffres clés et l’ampleur du phénomène ? Le phénomène est loin d’être marginal. On estime que plusieurs millions de PEL sont concernés par cette échéance de 15 ans. Ces plans représentent des montants significatifs d’épargne, souvent constitués progressivement sur une longue période. Les encours globaux du PEL en France restent élevés, même si leur attractivité a diminué ces dernières années. De nombreux particuliers ont conservé leur PEL par habitude ou par sécurité, sans forcément réévaluer sa pertinence dans leur stratégie patrimoniale. Cette fermeture massive va donc libérer une quantité importante de liquidités, qui devront être réinvesties. Cela pose une question essentielle : où placer cet argent en 2026 pour optimiser son patrimoine ? Le contexte actuel, marqué par des taux d’intérêt en évolution et une fiscalité en mutation, rend cette décision encore plus stratégique. Quelles sont les conséquences de la fermeture des PEL pour les épargnants ? La fermeture d’un PEL entraîne plusieurs conséquences directes pour les détenteurs. D’abord, les fonds sont restitués sur un compte bancaire classique. Cela signifie que l’épargne, auparavant rémunérée, se retrouve sur un support souvent peu performant si aucune décision n’est prise rapidement. Ensuite, le PEL perd ses caractéristiques initiales. Il ne permet plus de bénéficier d’un taux garanti, ni des éventuels droits à prêt associés. Cette disparition d’un cadre structuré peut désorienter certains épargnants, notamment ceux qui privilégiaient la stabilité. La fiscalité est également à prendre en compte. Selon la date d’ouverture du PEL, les intérêts peuvent être soumis à l’imposition et aux prélèvements sociaux. La clôture peut donc avoir un impact fiscal qu’il convient d’anticiper. Enfin, la principale conséquence reste stratégique. La fermeture du PEL oblige à repenser l’allocation de son épargne. Laisser les fonds dormir sur un compte courant revient à subir l’inflation, ce qui entraîne une érosion progressive du capital. Pourquoi le PEL n’est plus toujours adapté en 2026 ? Le PEL a longtemps été un produit phare de l’épargne française. Toutefois, son positionnement a évolué. Les PEL récents offrent des taux souvent inférieurs à d’autres solutions disponibles sur le marché. Par ailleurs, la fiscalité a été alourdie, réduisant leur rendement net. Dans ce contexte, conserver son épargne sur un PEL jusqu’à son terme n’est pas toujours la stratégie la plus pertinente. La fermeture des PEL en 2026 peut donc être perçue comme une contrainte, mais aussi comme une opportunité. Elle incite les épargnants à se poser les bonnes questions sur la gestion de leur patrimoine et sur la cohérence de leurs placements. Aujourd’hui, une approche patrimoniale moderne repose sur la diversification, l’optimisation fiscale et l’adaptation aux objectifs de vie. Le PEL, dans sa version récente, ne répond plus toujours à ces enjeux. Quelles solutions envisager après la clôture de son PEL ? Face à cette situation, plusieurs solutions de gestion de patrimoine peuvent être envisagées. L’objectif est de replacer intelligemment les fonds issus du PEL, en fonction du profil de l’épargnant, de son horizon de placement et de ses objectifs. Voici les principales pistes à considérer : L’assurance vie, qui reste un outil central pour structurer son épargne Les placements financiers comme le PEA ou les comptes-titres, pour dynamiser le capital Les solutions d’épargne retraite, comme le PER, pour préparer l’avenir L’investissement immobilier, direct ou indirect, pour diversifier son patrimoine Chaque solution présente des caractéristiques spécifiques en termes de rendement, de risque et de fiscalité. Il n’existe pas de réponse unique, mais des stratégies à construire sur mesure. L’assurance vie : une solution privilégiée après la fermeture d’un PEL ? Parmi les solutions disponibles, l’assurance vie s’impose comme un choix particulièrement pertinent pour de nombreux épargnants. Ce placement offre une grande flexibilité. Il permet d’investir sur différents supports, allant des fonds en euros sécurisés aux unités de compte plus dynamiques. Cette diversité permet d’adapter la stratégie en fonction du profil de risque. L’assurance vie présente également des avantages fiscaux intéressants, notamment après huit ans de détention. Elle constitue aussi un outil efficace pour préparer la transmission du patrimoine. Dans le contexte de la fermeture des PEL en 2026, l’assurance vie permet de redonner du sens à son épargne, en combinant performance, souplesse et optimisation fiscale. Adapter sa stratégie patrimoniale en 2026 : une nécessité La fermeture des PEL intervient dans un environnement économique en évolution. Les taux d’intérêt, l’inflation et les marchés financiers influencent directement la performance des placements. Dans ce contexte, adopter une stratégie patrimoniale cohérente devient indispensable. Cela passe par une analyse globale de la situation : revenus, patrimoine existant, objectifs à court, moyen et long terme. Réallouer les fonds issus d’un PEL ne doit pas se faire dans la précipitation. Une réflexion approfondie permet d’éviter les erreurs et d’optimiser les choix d’investissement. ARTES Patrimoine accompagne les épargnants concernés
Transmission du patrimoine à votre enfant : les règles à connaître en 2026
Patrimoine, Succession 16 mars 2026 Transmission du patrimoine à votre enfant : les règles à connaître en 2026 La transmission du patrimoine à votre enfant en 2026 reste un sujet central pour de nombreux parents soucieux d’anticiper l’avenir. Transmettre ne se résume pas à un acte juridique. C’est une démarche patrimoniale structurée, qui implique des choix fiscaux, civils et financiers. Anticiper la transmission du patrimoine à votre enfant permet d’optimiser la fiscalité, d’éviter les conflits familiaux et d’organiser une transmission cohérente avec vos objectifs de vie. Plus la réflexion est menée tôt, plus les leviers sont nombreux. Chaque situation familiale étant différente, la transmission du patrimoine à votre enfant doit être pensée dans un cadre personnalisé et évolutif. Comprendre le cadre juridique de la transmission en France Transmission : donation ou succession La transmission peut s’opérer de deux manières principales : par donation de votre vivant ou par succession au moment du décès. La donation permet d’anticiper, de répartir les biens et parfois de réduire la pression fiscale. La succession intervient automatiquement au décès et obéit à des règles légales strictes. Transmettre de son vivant offre une plus grande maîtrise. La succession, elle, laisse moins de latitude et peut générer des tensions si rien n’a été préparé. Réserve héréditaire et quotité disponible En droit français, vos enfants bénéficient d’une réserve héréditaire. Une partie de votre patrimoine leur revient obligatoirement. La part restante, appelée quotité disponible, peut être attribuée librement. La structure familiale influe directement sur la marge de manœuvre. Un enfant unique, deux enfants ou plus modifient la part disponible. La transmission du patrimoine à votre enfant en 2026 doit donc tenir compte de ce cadre légal. Indivision et risques de blocage Sans organisation préalable, les héritiers se retrouvent souvent en indivision. Cette situation peut créer des blocages décisionnels, notamment en présence d’un bien immobilier. La transmission patrimoine enfant 2026 doit intégrer cette dimension pour éviter des difficultés futures. Les règles fiscales à connaître en 2026 Les abattements applicables En matière de transmission, chaque parent bénéficie d’un abattement par enfant, renouvelable après un certain délai. Cet abattement permet de transmettre une partie du patrimoine sans taxation. Cet élément constitue un levier majeur d’anticipation. Une transmission progressive peut réduire significativement les droits dus. Les dons de sommes d’argent Les dons familiaux de sommes d’argent peuvent, sous conditions, bénéficier d’un cadre fiscal favorable. Ils peuvent se cumuler avec les abattements classiques. La déclaration reste obligatoire. Une transmission patrimoine enfant 2026 mal formalisée peut entraîner des complications ultérieures. Le barème des droits Au-delà des abattements, les droits de donation ou de succession sont progressifs. Plus le montant transmis est élevé, plus le taux augmente. La transmission nécessite donc une simulation précise afin d’anticiper l’impact fiscal global. Les principaux outils pour transmettre à votre enfant La transmission du patrimoine à votre enfant peut s’appuyer sur plusieurs outils complémentaires. La donation simple La donation simple permet de transmettre un bien précis. Elle est adaptée lorsqu’il n’existe pas de risque de déséquilibre entre héritiers. Elle reste cependant réévaluable au moment de la succession. La donation-partage La donation-partage permet de figer les valeurs au jour de la donation. Elle limite les conflits ultérieurs et offre une meilleure visibilité. Dans le cadre d’une transmission , cette solution est souvent pertinente pour des patrimoines immobiliers ou professionnels. Le démembrement de propriété Donner la nue-propriété tout en conservant l’usufruit constitue une stratégie fréquente. Vous conservez les revenus ou l’usage du bien, tout en organisant la transmission. Ce mécanisme est particulièrement utilisé pour l’immobilier ou les parts de société. L’assurance-vie L’assurance-vie demeure un outil structurant. Elle permet de désigner librement les bénéficiaires et bénéficie d’un régime spécifique en matière de transmission. Elle s’intègre pleinement dans une stratégie de transmission lorsqu’elle est calibrée correctement. La sci familiale La société civile immobilière facilite la transmission progressive par parts. Elle évite l’indivision directe et permet d’organiser la gouvernance familiale. Transmission : choisir la bonne stratégie selon votre situation La transmission dépend du type d’actifs concernés. Transmettre un bien immobilier suppose d’arbitrer entre donation simple, démembrement ou structuration via SCI. Transmettre un portefeuille financier peut privilégier l’assurance-vie ou la donation de titres. Transmettre une entreprise familiale nécessite une approche spécifique, intégrant éventuellement des dispositifs adaptés aux dirigeants. Les familles recomposées ou les situations complexes exigent une vigilance accrue afin d’éviter des déséquilibres. Tableau synthétique des solutions de transmission Outil Objectif principal Atouts Points de vigilance Profil adapté Donation simple Anticiper la transmission Simplicité Réévaluation possible Patrimoine modéré Donation-partage Éviter conflits Valeur figée Formalisme Plusieurs enfants Démembrement Transmettre en conservant revenus Optimisation fiscale Complexité juridique Immobilier Assurance-vie Transmission souple Cadre fiscal spécifique Rédaction clause Patrimoine financier SCI Organiser immobilier Gouvernance structurée Gestion continue Patrimoine immobilier ARTES Patrimoine vous accompagne dans la transmission du patrimoine à votre enfant La transmission ne peut être standardisée. Chaque famille, chaque patrimoine et chaque projet nécessite une analyse personnalisée. Chez ARTES Patrimoine, l’accompagnement repose sur : un bilan patrimonial complet, une coordination avec les professionnels du droit, une stratégie adaptée à vos objectifs de transmission. L’objectif est d’organiser la transmission du patrimoine à votre enfant en 2026 de manière cohérente, progressive et fiscalement optimisée. Nous contacter QUESTIONS FRÉQUENTES Transmettre son patrimoine à ses enfants Quelle est la différence entre donation et succession ? La donation intervient de votre vivant, la succession après le décès. La donation permet davantage d’anticipation. Combien puis-je transmettre sans impôts ? Cela dépend des abattements applicables et du montant transmis. Une simulation personnalisée reste indispensable. Donation simple ou donation-partage ? La donation-partage permet de figer les valeurs et d’éviter des conflits ultérieurs. Comment transmettre un bien immobilier tout en conservant des revenus ? Le démembrement de propriété permet de transmettre la nue-propriété tout en conservant l’usufruit. L’assurance-vie est-elle toujours pertinente ? Elle demeure un outil efficace, à condition que la clause bénéficiaire soit adaptée à votre situation familiale.










